Retraite du médecin : Nos experts vous disent tout !

Toute leur carrière, nos médecins sont préoccupés par la santé et le bien-être de leurs patients. Pourtant, au moment de préparer leur départ à la retraite, ils se retrouvent face à un système particulièrement complexe de cotisation.

Pour cause, durant leur profession, ils peuvent passer d’un statut à un autre : de médecin salarié à fonctionnaire et enfin libéral. En fonction de celui-ci, ils dépendent de régimes différents.

Commençons par le médecin salarié, employé par l’hôpital. Il est affilié au régime général de la sécurité sociale pour son régime de base et relève de l’IRCANTEC (Institution de Retraite Complémentaire des Agents non Titulaires de l'État et des Collectivités publiques) pour son régime complémentaire.

Le médecin fonctionnaire, quant à lui, relève de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents de Collectivités Locales) pour son régime de base et pour son régime complémentaire, il cotise à la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique). Concernant l’âge de départ à la retraite, le médecin fonctionnaire tout comme le salarié, doit partir à 65 ans.

Enfin, le système de cotisation du médecin libéral, particulièrement complexe, a subi de récents changements. En ce qui concerne le régime de base, il cotise à la CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales), à la CARMF au titre du régime complémentaire (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France). L’Avantage Social Vieillesse (ASV) est un régime supplémentaire optionnel établi pour motiver les médecins exerçant en profession libérale à se conventionner : l’Etat, de par l’ASV, prend en charge 2/3 des cotisations sociales en échange d’un tarif de consultation imposé.

Depuis le 1er janvier 2017, grâce aux syndicats professionnels, le praticien libéral peut désormais prendre sa retraite à 62 ans sans que sa pension complémentaire subisse de minoration. Cette réforme récompense ceux qui continuent de travailler jusqu’à 65 ans d’une majoration de 1,25% par trimestre, soit 5% par an durant ces trois années. Au delà de 65 ans, elle est de 0,75% par trimestre, équivalant à 3% par an jusqu’à 70 ans.

Un retraité est qualifié de « polypensionné » lorsqu’il perçoit des pensions issues de régimes professionnels différents. La réforme Fillon de 2003 sur les retraites a eu pour ambition de bénéficier d’un traitement équitable quelle que soit l’activité professionnelle. Elle établit que la pension de retraite que percevra le polypensionné correspond à la somme des pensions pour lesquelles il aura cumulé des droits au sein des régimes de base et complémentaires.

Au moment du départ, il suffit de faire une seule demande pour réclamer la pension de base. Pour la pension complémentaire, il faudra faire la demande dans chacun des régimes. Par exemple : Monsieur Chauffeté a pratiqué en hôpital en tant que fonctionnaire une partie de sa carrière et l’autre en tant que salarié. Il va devoir faire une demande pour obtenir la pension de base au moment de partir à la retraite et réclamer sa pension complémentaire à la fois auprès de la RAFP et de l’IRCANTEC.

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